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Le blog de Stéphane POUYLLAU

Bibnum : une bibliothèque numérique et virtuelle des textes fondateurs de la science

Bonsoir,

Notre collègue, Alexandre Moatti, vient de lancer la bibliothèque numérique bibnum qui se positionne sur la mise à disposition des principaux textes scientifique antérieurs à 1940 pour un large public (mais aussi pour les étudiants et les scientifiques). Ces textes fondateurs pour la science, sont tous accompagnés d’un commentaires écrit par des scientifiques actuels. Comme l’annonce l’édito du site les textes sont  “commentés par des scientifiques contemporains qui souhaitent partager leur intérêt pour ces textes et analysent leur impact dans la science et la technologie actuelle”.

Dans la consultation, la navigation par onglet permet, très clairement, de passer du texte au commentaire, une bibliographie et une webographie sont toujours associées aux textes édités. Un vrai beau travail mariant la documentation, l’édition, la science et l’histoire.

Utilisant la technologie “ipaper” issue du projet scribd.com, très belle, rapide, encapsulable, il est également possible d’avoir les références bibliographiques (du texte et du commentaire) dans un format “zotero compatible”, en XML et au format BibTex. L’embedding est un classique maintenant.

Il est un peu dommage que les textes, disponible en PDF “cherchable” (image sur texte, mais assez dont l’assemblage est assez curieux), ne soient pas également disponibles dans un format “ouvert” (XML balisé selon la TEI par exemple) au téléchargement. A suivre…

Stéphane.


Ecrit par Stéphane POUYLLAU le 30 octobre 2008 :: Classé dans digital humanities et archives, e-rudition

digital humanities : le tournant et la eSHSgrid

L’école thématique sur la préservation et diffusion numériques des sources de la recherche en sciences humaines et sociales, organisée par les centres de ressources numériques du CNRS propose une formation aux humantiés numériques (digital humanities) en matière d’édition de sources pour la recherche scientifique en sciences humaines et sociales. Les 30 personnes qui sont ici suivent plusieurs ateliers sur l’informatisation des données manuscrites, iconographiques, orales.

La communauté des digitals humanities se structure, se parle, travaille. La mise en ligne de collections iconographies, la création d’entrepôts de données “images” et “visuelles” (y compris les modèles 3D) n’est plus envisagé sans la structuration de l’information : fichiers RAW, fichiers TIF, vignettes à la volée en JPEG, calculateurs de rendu, métadonnées XMP (ou encore en IPTC), EXIF, MIX, METS, DC. Belle avancée ! Les choses doivent encore se préciser mais le numérique est aujourd’hui au cœur d’un très grand nombre , c’est le “digital turn” ou tournant digital proposé par Paul Bertrand. Les sources numérisées vont laisser la place - de plus en plus - aux sources numériques structurées, c’est aujourd’hui une quasi-réalité et presque du passé et le XML, les normes, l’open-source sont au coeur du digital turn. Un e-chercheur sera l’utilisateur de ces corpus hybrides structurés, virtualisés, accessibles à tous les chercheurs au travers, tel les données du LHC, d’une eSHSgrid et constitué, non pas pour une utilisation individuelle, mais génératrice de publications multiples, papiers, mais aussi de plus en plus elles-mêmes électroniques. Cette eSHSgrid garantie le socle d’accessibilité aux données.

Le wiki de l’Ecole est actualisé en permanance par les participants.

Stéphane.


Ecrit par Stéphane POUYLLAU le 22 octobre 2008 :: Classé dans digital humanities, e-rudition
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Dublin Core 2008 à Berlin

Le DC2008, organisé par le Competence Centre for Interoperable Metadata (KIM), le Max Planck Digital Library (MPDL), la Göttingen State and University Library (SUB), la German National Library (DNB), Humboldt Universität zu Berlin (HU Berlin) et le Dublin Core Metadata Initiative avec le concours de Wikimedia Deutschland, a permis de faire un panorama complet des utilisations possibles des deux jeux principaux de méta-données Dublin Core (simple et qualifié). Plusieurs projets, issus principalement des communautés scientifiques, de celles des musées et du monde des bibliothèques (nationales ou universitaires) ont été présentés sous la forme de séances plénières, de workshops et de posters.

Après première journée dédiée à des d’ateliers d’introduction allant de l’histoire du DC, à la présentation de la mise en pratique du DC, les sessions plénières des mardi, mercredi, et jeudi ont permis de voir que le DC est aujourd’hui au coeur des outils d’inter-opérabilités développés par les producteurs de données que sont les grandes bibliothèques et le monde universitaire principalement. A plusieurs reprise, le DC a été mentionné comme étant le ciment permettant de mettre en oeuvre les échanges de méta-données, la communication de ces dernières et ceci à très grande échelle : pour des réservoirs ayant plusieurs centaines de milliers d’enregistrements. Le DC qualifié semble de plus en plus concurrencer le MARC par exemple : il est presque devenu natif dans les applications de gestion des bibliothèques.

Le DC est également au centre des problématiques du web sémantique. Plusieurs présentations sur ce sujet (principalement venant des USA) ont eu lieu et ont démontré que le web sémantique doit, pour ce développer, s’appuyer sur des technologies et méthode tel que le RDF associé au DC. Dans la construction des outils – et méthodes – du web sémantique le DC occupe une place importante car il agit comme un point de référence, une brique fondamentale de ce très grand chantier. Cependant, peu d’applications fonctionnelles ont été présentées et certains projets sont encore très expérimentaux.

On peut noter une forte progression de l’utilisation du DC dans les applications du web social et dans les applications web professionnelles. Le DC est de plus en plus couplé aux systèmes utilisant le RDF, le RDFa et dans sa sous-branche : le FOAF, etc.. Un doute subsiste cependant quant au retour sur investissement et sur la qualité en matière d’indexation collaborative grand public de corpus iconographique (ex. du SFMOMA : www.sfmoma.org).

Le développement du DC dans les années qui viennent suivra l’évolution des méta-langages que sont le RDF et toutes ces déclinaisons. Le vecteur OAI-PMH est aussi fortement mentionné par les utilisateur du DC.

Le DC s’impose dans les grands catalogues internationaux et dans les protocoles d’échanges entre bibliothèques et besoins universitaires ou de recherche.

Stéphane.

PS : A noter le peu de présence des Français, surtout venant des grandes bibliothèques, aucune bibliothèque universitaire représentée, les acteurs classiques de l’IST n’y était pas non plus, heureusement l’ABES était là et bien sur le CNRS et le TGE ADONIS que je représentais indirectement.


Ecrit par Stéphane POUYLLAU le 4 octobre 2008 :: Classé dans digital humanities
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