Avoir le temps
Le sp.Blog est-il mort ? Mon silence actuel est proportionnel au temps que je passe à faire mon vrai métier d’ingénieur d’études qui ressemble parfois, et de plus en plus, à un chemin de croix, doublé d’un slalom géant avec des tireurs d’élites postés dans les sapins. Accompagner la recherche est un métier passionnant, surtout quand vous travaillez dans la structuration d’un domaine tel que le mien et nouveau en France, les digital humanities. L’apport du numérique dans la recherche en SHS change une chose principale : le rapport au temps. Il est dur de résister aux sirènes de la communication scientifique directe immédiate, aux projets de recherche « flash », etc. Donc, maintenir un projet structurant long, faire de l’appropriation de modèles, de techniques et d’outils, suivre des dizaines de projets quand l’équipe de recherche n’existe plus, bichonner un site ou un serveur web orphelin de ces pères fondateurs, etc. n’est pas choses très évidente. Bref, ce que le numérique change c’est le temps.
Vous l’aurez compris, j’ai donc moins de temps.
Stéphane.
Posté le 25 avril 2009 par Stéphane POUYLLAU dans la catégorie
digital humanities.
Dernière modification du billet : 25 avril 2009.
Mots-clés :
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digital humanities
e-rudition
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Commentaire de temps
Le 25 avril 2009 @ 14 h 43 min
Si une chose nous a été apprise par le numérique c’est bien que chaque machine propose sa propre base de temps même dans le cas ou celles-ci sont identiques (hard et soft), comment faire un repère sur un montage vidéo ? à l’image car le temps change tout le temps et ne peut être mesuré à l’aide de l’algèbre.
Cordialement