A quoi sert la dame du CDI ?

Dans le débat qui anime « l’initiative » : comment j’ai pourri le web ; je signale un billet intéressant sur Métro-boulot-catho. Je ne partage pas la conclusion qui consiste à dire : « on ne profite vraiment du numérique que quand on a formé son esprit sans lui » car je pense que ce n’est pas le support qui est en cause, mais la façon dont « le net » est envisagé à l’école et dans l’enseignement. Nous sommes là dans cas un caricatural il me semble mais posant la question. Ainsi je trouve très pertinente la remarque dans le billet de Métro-boulot-catho :

« Alors oui, il faut une vraie formation à l’information. Mais à moins de créer une discipline documentation, ce qui n’est pas à l’ordre du jour5, cette formation ne peut se faire que dans le cadre des autres disciplines. Ce collègue, au lieu de se donner tout ce mal pour piéger ses élèves, n’aurait-il pas mieux fait d’aller rencontrer son collègue profdoc pour monter une séquence digne de ce nom ? D’emmener ses élèves deux ou trois heures au CDI, pour les faire réfléchir par eux-mêmes aux raisons qui les conduisent à utiliser Internet sans discernement ? Initier à l’information, c’est ce pour quoi les profdocs choisissent ce métier. Ce collègue va-t-il reconnaître que nous avons des propositions à lui faire ? »

Les métiers de l’information, la documentation en particulier, ont effectivement des propositions à faire et d’ailleurs pas que pour les profs et leurs élèves… je pense aussi aux chercheurs, aux informaticiens, etc. dans mon domaine. Comme je l’ai souvent dit, il faut faire au moins 50% du chemin vers la question de l’autre.

Stéphane.

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2 Commentaires

  1. Merci pour cette réaction ; mais je rebondis sur « Je ne partage pas la conclusion qui consiste à dire : « on ne profite vraiment du numérique que quand on a formé son esprit sans lui » car je pense que ce n’est pas le support qui est en cause, mais la façon dont « le net » est envisagé à l’école et dans l’enseignement. »

    La réalité est un peu plus complexe car un élève de sixième n’a pas du tout la même maturité qu’un élève de terminale. Je peux t’assurer, pour ce que j’en vois tous les jours, que les petits collégiens sont totalement noyés sur Internet et de fait, ne profitent pas du tout du réseau. Les lycéens sont mieux armés, et en quelque sorte prouvent que si, on peut profiter du numérique en l’ayant utilisé très tôt ; mais faute d’une formation systématique, régulièrement actualisée (et la nécessité de cette actualisation régulière pose problème à l’Ecole dont le rythme, institutionnel, est beaucoup plus lent que les évolutions technologiques), c’est vraiment difficile pour les collégiens et je ne suis pas sûre que ça leur rende service. Pour nous, d’une certaine façon Internet est une béquille dans la recherche d’informations) : pour eux c’est un fauteuil roulant…

    Marie-Hélène, « la dame du CDI »

    • Stéphane POUYLLAU

      Tu as raison sur les différents niveaux qui nécessites donc plusieurs types d’apprentissage. Je pense que cela peut être utile aux collégiens tout de même, je le vois avec mon neveu : il a plein de question sur la façon dont internet et le web fonctionne et par là on peut faire passer beaucoup de choses sur la façon d’analyser les contenus proposés je trouve.

      Stéphane.

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