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FDI : mutation des outils et technologies, importance de la donnée numérique

bonsoir,

J’ai eu plein de retours sur le concept de FDI que j’ai lancé sur la toile il y a quelques jours. Je suis assez content de voir que l’idée des flux et donc des échanges syndiqués entre serveurs commence a être bien implanté un peu partout. Il y a eu des commentaires sur mon idée de « mort de l’interface » : il semble que cela soit un peu trop vite analysé. Il me semble que l’interface web classique va évoluer, muter (au sens « mutant »). Le web 2.0 est une mutation (presque au sens génétique du terme). Dans quelques années, je l’ai dit, les flux seront le coeur de nos préocupations. Un flux c’est un point de départ, un vecteur et un lecteur. Je travaille sur cela avec une partie de mon équipe CNRS. Dans le FDI, il nous faut mettre en place des modèles universels qui devrons être le plus simple possible : des bases de données simple, des systèmes de stockages simples : xml voir fichier tab, des outils dépouillés pour donner accès à tous, etc. Le modèle OAIS va dans ce sens. Mais il est encore trop complexe. Il faut l’affiner. Nous encodons suivant la norme EAD en ce moment dans le cadre de la plate-forme CN2SV. Il est très intéressant de voir que les outils permettant d’encoder en EAD sont encore assez complexes ; la prise en main de tels outils nécessite une véritable culture (documentaire, archivistique, informatique, web). Cela professionnalise la chaine de production visible dans le modèle OAIS :


Figure issue du CCSDS, vu dans RLG.

Cette professionalisation est très importante, nous vivons là une évolution majeure. Le web 2.0 est peut-être sur la voie de la professionnalisation. En amont les artistes numérique tel que Jacques Perconte défriche, torde, etc. Puis il y a une sorte de rationnalisation qui débute et les « webmestres-orchestres » laissent la place à des professionnels qui développent des CMS et des plate-formes de publication assistée. Une fois que la modélisation professionnelle a fait son travail, après être descendu très bas dans les outils, technologies, stratégies, nous voyons plus clair, le chemin devient moins difficile et là il ne reste que la donnée, la data comme on dit aux USA. Très rapidement, l’on remonte des interfaces plus simples, claires s’appuyant massivement sur les flux (RSS, RDF, en fait xml). Dans ma notion de FDI il y a une sorte de trinité : le Flux, la Donnée et Internet (au sens réseau, donc communication, du terme).

Stéphane.

http://blog.stephanepouyllau.org/60