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	<title>Sp.Blog &#187; gestion de projet</title>
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	<description>le blog de Stéphane Pouyllau</description>
	<lastBuildDate>Sat, 07 Jan 2012 18:07:33 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Diffusion et édition de bases de données (1)</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jul 2009 09:40:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane POUYLLAU</dc:creator>
				<category><![CDATA[digital humanities]]></category>
		<category><![CDATA[bdd]]></category>
		<category><![CDATA[gestion de projet]]></category>
		<category><![CDATA[informatisation]]></category>
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		<description><![CDATA[Bonjour, La construction des savoirs passe par l&#8217;échange, la discussion, la critique et le partage. A l&#8217;heure ou l&#8217;on utilise la compétition entre les acteurs du monde des sciences pour démanteler les structures recherche, de plus en plus de données : primaires, secondaires ou/et tertiaires sont diffusées ou éditées en ligne sur le web. Dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>La construction des savoirs passe par l&#8217;échange, la discussion, la critique et le partage. A l&#8217;heure ou l&#8217;on utilise la compétition entre les acteurs du monde des sciences pour démanteler les structures recherche, de plus en plus de données : primaires, secondaires ou/et tertiaires sont diffusées ou éditées en ligne sur le web. <a href="../digital-humanities-en-france-le-temps-des-pionniers" target="_blank">Dans un précédent billet</a> je tentais, assez maladroitement, de dresser une mini chronologie des digital humanities &laquo;&nbsp;à la française&nbsp;&raquo; comme dirait Lou Burnard et ce depuis l&#8217;arrivée du vecteur web. Ce découpage n&#8217;est pas si simple car les acteurs des SHS ne sont pas tous dans une case bien précise. L&#8217;appropriation des méthodes et des bonnes pratiques de l&#8217;édition électronique sur support web est très inégale et la notion même &laquo;&nbsp;d&#8217;édition électronique&nbsp;&raquo; fait débat : beaucoup de chercheurs dissocient même l&#8217;action &laquo;&nbsp;d&#8217;éditer&nbsp;&raquo; du monde du web : un peu comme si le web ne méritait pas d&#8217;avoir ses éditeurs et l&#8217;idée même de qualité dans l&#8217;édition électronique semble parfois impossible à imaginer chez certains. Il faut donc faire œuvre de pédagogie et reprendre nos bâtons d&#8217;évangélisateurs pour diffuser les bonnes pratiques de ce domaine, savant mélange de ce qui se fait ailleurs et de ce que nous savons faire de façon collective.</p>
<p>Lors d&#8217;une journée d&#8217;information organisée par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Ivry-sur-Seine, Thierry Buquet, webmaster de l&#8217;Institut de recherche et d&#8217;histoire des textes (l&#8217;IRHT est un laboratoire du CNRS), réalisa un état de l&#8217;art de l&#8217;édition électronique dans les SHS en 2009 : il indiquait alors le fait que certains &laquo;&nbsp;chercheurs éditent des bases de données&nbsp;&raquo;. Dans le trop petit monde des humanités numériques, tout le monde comprend presque instantanément ce que cela veut dire et implique et surtout le fait que l&#8217;action d&#8217;éditer une BDD revient à fabriquer une &laquo;&nbsp;vue&nbsp;&raquo;, un &laquo;&nbsp;regard&nbsp;&raquo; sur des méta-données ou des données, à un instant &laquo;&nbsp;T&nbsp;&raquo; : ce sont ces vues qui sont éditées. Les données ont pu être collectées il y a très longtemps, ou bien hier, et elles vont continuer à évoluer dans le temps. Il faudra les pérenniser, les archiver un jour&#8230; Ainsi <strong>la BDD est un réservoir dont l&#8217;une des vocations est de donner accès à de l&#8217;information au travers de méta-données (notices bibliographiques par exemple) ou directement de &laquo;&nbsp;données brutes&nbsp;&raquo; (des données spatiales, des données historiques, etc.)</strong> soit à un moment &laquo;&nbsp;T&nbsp;&raquo; via une édition électronique statique (PDF, etc.), soit via un accès &laquo;&nbsp;en flux&nbsp;&raquo; via une interface web de recherche par exemple ou via un flux d&#8217;information de type syndication (RSS, Atom, etc.), nous pouvons parler là d&#8217;édition dynamique des données. Dans ce dernier cas, les informations sont rendues accessibles juste après validation par le chercheurs ou du moins celui qui a l&#8217;autorité de valider des informations, mais le contenu de la BDD est vivant : de nouvelles données arrivent, certaines sont corrigées, d&#8217;autres supprimées (ce qui pose un problème pour les futurs historiens des sciences), etc. Il s&#8217;agit de bien faire la différence entre le fait de stocker de méta-données et des données et de mettre en place des moyens d&#8217;éditions de ces éléments. Éditer une BDD consiste donc à créer des vues, des regards, souvent multiples sur ensemble contenu dans un système d&#8217;information ou simplement dans un gestionnaire de bases de données.</p>
<p>Cependant, le flux n&#8217;est qu&#8217;une répétition de &laquo;&nbsp;vues à l&#8217;instant T&nbsp;&raquo; dont le cycle peut-être très court : quelques minutes, secondes, etc. Cette notion de diffusion des &laquo;&nbsp;informations en cours de traitement&nbsp;&raquo; (<em>data in progress</em>) est assez nouvelle pour les chercheurs des sciences humaines et sociales et elle peut être perçue de façon contradictoire par certains d&#8217;entre eux, plus habitués à communiquer seulement les résultats de la recherche qu&#8217;une combinaison de résultats étayés par les sources. Concevoir la BDD en SHS comme <strong>un réservoir évolutif</strong> de méta-données ou de données et en éditer des vues à l&#8217;instant &laquo;&nbsp;T&nbsp;&raquo;, permet d&#8217;associer à un article les information sources ayant été utilisées dans celui-ci. Cela permet aussi de diffuser plus largement des données vers d&#8217;autres collègues, etc.</p>
<p>Mais il y a un revers à la médaille : l&#8217;abandon de BDD après la publication finale d&#8217;une recherche (c&#8217;est le cas dans les projets ANR qui sont plus court que les grands programmes des années 70-90). Avec le numérique et l&#8217;obsolescence des formats, logiciels, etc. cela provoque (provoquera) une perte de données. Il faut donc réfléchir en amont à la pérennisation/archivage et aux valorisations futures des BDD construites sur le modèle réservoir/vues. Une piste pour anticiper ces questions : application de certaines méthodes de travail très simples :</p>
<ul>
<li>études, rapport d&#8217;étonnement, veille</li>
<li>gestion de projets (scénarii pour atteindre l&nbsp;&raquo;objectif final, planning, budget)</li>
<li>étapes de travail (objectifs à atteindre)</li>
<li>validation intermédiaire (audits 	internes)</li>
<li>évaluation des risques</li>
</ul>
<p>associée à :</p>
<ul>
<li>l&#8217;utilisation de standards internationaux normalisés pour l&#8217;encodage des données</li>
<li>l&#8217;utilisation de formats &laquo;&nbsp;ouverts&nbsp;&raquo; 	(dont les algorithmes sont ouverts, libres, et bien documentés, 	etc.)</li>
<li>la réalisation d&#8217;un effort pour intégrer des outils structures mutualisées.</li>
</ul>
<p>permet assez facilement de construire et de diffuser des BDD dans le domaine des SHS. Cette réflexion et cette mise en œuvre de solutions, dans les équipes de recherche SHS, c&#8217;est le métier <a href="http://www.digitalhumanities.cnrs.fr/" target="_blank">des ingénieurs, assistants ingénieurs en humanités numériques</a>, mais c&#8217;est aussi celui des <a href="http://renatis.cnrs.fr/" target="_blank">documentalistes et e-documentalistes</a>, des bibliothécaires, des informaticiens.</p>
<p>Comprendre cette notion de réservoir d&#8217;information prenant la forme de méta-données ou de données (<em>data in progress</em>) et la possibilité de créer des vues multiples &#8211; qui elles peuvent être éditées et liées à un ouvrage numérique ou un article &#8211; est un point fondamental dans le déroulement d&#8217;un programme de recherche. L&#8217;édition d&#8217;une BDD ne peut se limiter à la mise en place d&#8217;un formulaire de recherche, à l&#8217;élaboration d&#8217;une maquette graphique pour en visualiser les résultats et en faire la promotion ; il faut concevoir les BDD comme des réservoirs capables de diffuser des flux de méta-données ou de données ayant de multiples formes, mais utilisant des formats connus, standards, et donnant accès à de l&#8217;information évolutive et validée par versions progressives. Cela nous amènerait-il plus facilement <a href="http://www.lespetitescases.net/carcans-de-la-pensee-hierarchique-et-documentaire-1" target="_blank">vers le web de données ?</a></p>
<p>Bien sur toutes les BDD n&#8217;ont pas cette vocation, certaines sont uniquement personnelles : le temps d&#8217;un article ou d&#8217;un ouvrage, mais force est de constater que le nombre de BDD personnelles (sous FileMaker Pro par exemple), qui ont tendance à évoluer vers une BDD &laquo;&nbsp;pour le web&nbsp;&raquo;, est en progression constante depuis quelques années. C&#8217;est bien pour la construction des collectives des savoirs et cela fait avancer l&#8217;idée de l&#8217;importance de la pérennisation des données : mais attention à ne pas déraper dans sens inverse.</p>
<p>Les BDD ne sont pas des livres, mais de nos jours, elles permettent d&#8217;en faire. Les BDD ne sont pas des livres et donc elles ne se posent pas, comme un livre, sur l&#8217;étagère d&#8217;une bibliothèque.</p>
<p>Dans la partie 2, je présenterai la notion d&#8217;interopérabilité entre les BDD, que <a href="http://www.digitalhumanities.cnrs.fr/wikis/edelec-shs/index.php/Accueil" target="_blank">je détaillerai lors de l&#8217;université d&#8217;été du <a href="http://cleo.cnrs.fr" target="_blank">Centre pour l&#8217;édition scientifique ouverte</a> (CLEO)</a>.</p>
<p>Stéphane.</p>
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