sp.Blog

le blog de Stéphane Pouyllau

Étiquette : rdfa

Exprimer simplement les métadonnées d’une page web avec RDFa

Comment exprimer des métadonnées d’une page web très simplement en utilisant la syntaxe RDFa ? Prenons exemple un billet de blog « propulsé » par WordPress. S’il existe des plugins pour cela, l’obsolescence de ces derniers peut rendre difficile leur maintien dans le temps. Autre solution, implémenter RDFa dans le code HTML du thème WordPress que l’on aura choisi. Pour ce que cela soit facile et « gérable » dans le temps, le plus simple et d’utiliser l’entête HTML <head> afin d’y placer des balises <meta> qui contiendront les métadonnées. Exprimer des métadonnées selon le modèle RDF via la syntaxe RDFa permet à des machines (principalement des moteurs de recherche) de mieux traiter l’information car elle devient plus explicite : pour une machine, une chaine de caractère peut être un titre ou un résumé, si vous ne lui dites pas que c’est un titre ou que c’est un résumé elle ne le devinera pas. A minima, il est donc possible d’utiliser les balises <meta> pour définir une structure RDF offrant la possibilité de structurer les métadonnées minimales par exemple avec le vocabulaire documentaire Dublin Core Element Set (plus connu en France sous appellation « Dublin Core simple »).

Comment faire ?

En premier, il faut indiquer dans le DOCTYPE de la page web, qu’elle va contenir des informations qui vont utiliser le modèle RDF, ainsi, le DOCTYPE sera :

<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML+RDFa 1.0//EN" "http://www.w3.org/MarkUp/DTD/xhtml-rdfa-1.dtd">

Dans la balise <html>, nous allons indiquer les adresses des vocabulaires documentaires – par l’intermédiaire de namespace XML – qui vont nous servir à typer les informations, dans notre exemple, nous allons utiliser le Dublin Core simple et le Dublin Core Terms (DC Terms) :

<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" 
xmlns:rdfs="http://www.w3.org/2000/01/rdf-schema#" 
xmlns:xsd="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#" 
xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" 
xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/">

Il serait possible, pour encoder plus d’information, d’utiliser plus de vocabulaires documentaires :

<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" 
xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" 
xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" 
xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/" 
xmlns:skos="http://www.w3.org/2004/02/skos/core#" 
xmlns:rdfs="http://www.w3.org/2000/01/rdf-schema#" 
xmlns:xsd="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#" 
xmlns:foaf="http://xmlns.com/foaf/0.1/" 
xmlns:cc="http://creativecommons.org/ns#">

Ici, foaf nous servirait à encoder des informations relatives à une personne ou un objet décrit par les métadonnées, cc nous permettrait de signaler quelle licence creative commons s’appliquerait à ce contenu. Après avoir déclaré des les vocabulaires documentaires que nous allons utiliser, nous allons ajouter la structure RDFa au travers de balises <meta> dans l’entête <head> de la page HTML.

Dans un premier temps, à l’aide d’une balise <link>, nous allons définir l’objet numérique auquel les informations encodées en RDF seront rattachées :

<link rel="dc:identifier" href="http://monblog.com/monbillet.html" />

Cette balise définie donc un « conteneur » pour les informations que nous allons indiquer à l’aide des balises <meta>. Ce conteneur est identifié par une URI qui se trouve être là une URL, c’est à dire l’adresse de la page dans le web.

Maintenant, nous enchainons les balises <meta> qui définissent donc un ensemble de métadonnées, c’est à dire dans notre cas, des informations descriptives de la page web :

<meta property="dc:title" content="Le titre de mon billet" />
<meta property="dc:creator" content="Stéphane Pouyllau" />
<meta property="dcterms:created" content="2011-01-27" /> 
<meta property="dcterms:abstract" content="Un résumé descriptif du contenu de ma page" xml:lang="fr" /> 
<meta property="dc:subject" content="mot-clé 3" /> 
<meta property="dc:subject" content="mot-clé 2" /> 
<meta property="dc:type" content="billet" />
<meta property="dc:format" content="text/html" />
<meta property="dc:relation" content="Un lien vers une page web complémentaire" />

Il s’agit là d’un exemple minimal : un billet de blog utilisant le Dublin Core simple et peu descriptif sur le plan documentaire. Suivant la nature du contenu de la page web, il sera bien sur possible d’être plus précis, plus fin et plus complet dans les informations encodées. Le DC Terms permettra avec :

<meta property="dcterms:bibliographicCitation" content="Mettre ici une référence bibliographique" />

de proposer une forme pour une référence bibliographique dans le cas d’une page web décrivant un ouvrage par exemple. Il serait possible de passer l’ensemble du texte d’une page web à l’aide du vocabulaire SIOC en utilisant la propriété sioc:content. Il est possible également de relier des pages web entre elles (pour définir un corpus d’auteurs par exemple) en utilisant dans le vocabulaire DC Terms la propriété dcterms:isPartOf.

Il s’agit là d’un court billet présentant une façon très simple d’implémenter des métadonnées descriptives utilisant le formalisme RDF via une implémentation directe dans le code HTML, ce que l’on appelle le RDFa (« a » pour « in attributes« ). Cette implémentation, même minimale, permet d’être indexé par Isidore par exemple et d’indiquer des informations qui seront utilisées pour une meilleure indexation des données et qui pourront être ré-exposées dans la base de données RDF de ce dernier. La plateforme hypotheses.org (éditée par Open Edition) utilise cette implémentation d’RDFa. Pour cela, il faut simplement construire un sitemap (carte des liens du site web) au format xml pointant toutes les adresses URL des pages contenant du RDFa et que l’on souhaite voir indexer par Isidore.

Stéphane.

ISIDORE : valorisons les données des sciences humaines et sociales

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de participer au lancement officiel d’ISIDORE, la plateforme de recherche dans les données numériques de la recherche en sciences humaines et sociales. Réalisée par le très grand équipement Adonis du CNRS, ISIDORE est une production collective qui a associé depuis plus de deux ans des acteurs publics et des acteurs privés au sein d’un marché de réalisation. Public tout d’abord : ISIDORE est un projet qui est la matérialisation concrète du projet fondateur du TGE Adonis : donner accès à de l’information, ouvrir des données, rendre visible la production des chercheurs et les données qu’ils utilisent pour travailler. Au sein du TGE Adonis un grand nombre de collègues ont travaillé pour ce projet, ils ont défini le projet, l’ont argumenté, le réalise aujourd’hui : c’est un travail d’équipe, long, complexe, parfois périlleux car il faut faire acte de pédagogie et de pragmatisme technique. Je vous invite à consulter ISIDORE, à le critiquer pour le faire évoluer car un outil tel que celui-ci doit évoluer en permanence. Je veux simplement souligner le très grand professionnalisme des collègues, partenaires industriels, qui ont partagé avec moi l’ensemble de la conception/réalisation de ce projet depuis mon arrivée au TGE en avril 2009 : Yannick, Benoit, Ariane, Nadine, Jean-Luc, puis Richard et Jean-Luc, Sophie, Shadia, L’équipe de la maitrise d’œuvre avec un immense respect pour Laurent tout d’abord, puis Daniel, Loic, Philippe, enfin tous les collègues du CNRS qui ont participé, soutenu, critiqué, aidé. Coté prestataires, je souligne le très grand professionnalisme des équipes ont travaillé avec nous et bien sur merci à Bruno, Jean-Louis, Fabrice et Gautier sans qui ISIDORE ne serait pas ISIDORE. Merci à tous !!

Stéphane.

La correspondance d’André-Marie Ampère structurée avec RDFa

J’ai RDFaisé la correspondance d’André-Marie Ampère (1775-1836) éditée en ligne sur le site @.Ampère et l’histoire de l’électricité créé par Christine Blondel (Chercheuse au CNRS) et auquel j’ai participé en 2008/2009. Cette édition électronique, réalisée avec l’aide de Delphine Usal (CNRS) et Marie-Hélène Wronecki (contractuelle au CNRS) permet de mieux connaitre la vie de ce savant du XIXe siècle. Les éditeurs la présente ainsi :

La Correspondance d’Ampère regroupe les lettres qu’il a reçues et qu’il a envoyées. Elle offre un éclairage exceptionnel sur la vie personnelle, professionnelle et intellectuelle d’un des savants français majeurs du début du XIXe siècle. Plus de 1100 lettres sont actuellement accessibles en ligne.

Ce corpus de données, limité mais assez complexe, m’a semblé être intéressant pour réaliser un travail de structuration utilisant RDFa (voir le billet sur MédiHAL et le RDFa). J’espère que d’autres sites web diffusant des corpus historiques s’engageront dans l’implémentation/structuration de l’information selon les principes du RDF.

C’est un exemple, permettant via ISIDORE de montrer l’intérêt de l’utilisation du RDF dans les corpus en ligne (j’en profite pour signaler un tutoriel en anglais sur la question des structures RDFa dans wordpress et drupal qui me semble très bien fait et tout à fait intéressant). Mais d’autres projets sont en cours, par exemple : le Système d’information en philosophie des sciences (ou SIPS) qui sera donc, j’espère très bientôt, dans ISIDORE.

Bonne navigation structurée à tous !

Stéphane.

Construire le web de données pour les données de la recherche en SHS : comment utiliser RDFa ?

Le web est l’un des vecteurs principaux de la diffusion des données de recherche en sciences humaines et sociales. Il permet de diffuser et d’éditer presque tous les matériaux utilisés par le chercheur et l’enseignant : de l’archive ou la bibliothèque à la publication électronique en passant par le séminaire, le colloque, la revues et le livre. L’utilisation du web comme outil d’édition, de publication et de diffusion a permis de démultiplier les accès aux documents et à l’information. Mais depuis 20 ans, l’effort a plus porté sur la mise à disposition de documents numériques (ouvrages, articles, corpus) que sur la structuration de l’information contenue dans ces documents : il est vrai que l’essor des moteurs de recherche traditionnels depuis les années 90 (d’Altavista à Google) ont permis d’atteindre et de s’y « retrouver » dans ces milliards de documents qui sont sur le web aujourd’hui. En revanche, la publication électronique des contenus des bases de données – les données elles-même qui ont toujours leurs propres structurations, pose encore des questions et des difficultés qui font que le web, s’il est plein de documents et relativement vide de données et d’informations structurées. Ainsi, les outils d’exploitation des documents que nous utilisons aujourd’hui, tel les moteurs de recherche, fonctionnent sur des réservoirs de documents encore trop cloisonnés. Ainsi, construire une page web d’information sur l’historien Georges Duby nécessite toujours d’adresser plusieurs questions (requêtes) à plusieurs moteurs de recherche (généralistes et spécialisés) ou à plusieurs formulaires de bases de données et cela même si, depuis dix ans, les techniques de l’interopérabilité ont fait de très grand progrès. Ce web « cloisonné » ne permet pas aux machines de travailler et certaines parties du web deviennent invisibles aux moteurs de recherche et même parfois aux humains (qui s’est déjà retrouver devant un formulaire de bdd en ligne un peu froid ?). Bien sur, un homme peut le faire, à la main, mais s’il veut se faire aider de machine, pour gagner du temps ou mieux, traiter plus de données, cela devient assez complexe. Surtout pour un chercheur qui ne maitrise pas forcement le SQL et dont ce n’est pas le métier. Ainsi, les données numériques sont bien rangées dans de multiples bases de données ou silot, mais nous n’avons construit que de simples petits « judas » afin de les regarder et l’éditorialisation des données ne fait pas tout, pis, elle cache parfois, sous une couche « cosmétique » (cela dit souvent nécessaire), une faible structuration des données. La faible structuration des données freine très souvent les modes de pérennisation de ces dernières donc la possibilité de leur ré-exploitation future. Il nous faut faire mieux.

Comment dépasser cela ?

Comment rendre plus accessible encore, non pas simplement les documents (au sens des fichiers) mais les informations contenues dans ces derniers sans appauvrir les formats de structuration de l’information. Comment se donner l’opportunité de construire des outils d’aide à la recherche permettant de construire – par exemple – la notice encyclopédique de George Duby, en présentant, non pas simplement la compilation du signalement de ses articles, ouvrages, conférences, mais aussi les thèmes qu’il a abordé au cours de sa carrière et en les reliant à des notions, des définitions, des illustrations, des ouvrages d’autres auteurs ? C’est tout l’enjeu de la construction du web de données, cette extension du web dont je parlais dans mon dernier billet. Il nous faut tout d’abord libérer les données après l’avoir fait avec les bases de données elles-même.

Comment faire ?

Tout d’abord un peu d’histoire. Dans les années 1995-2000, tous les acteurs de la recherche et de la culture ont massivement édité leurs bases de données sur le web, c’était l’enjeu du moment : tout le monde voulait mettre sa base en ligne, c’était un nouveau cycle dans la diffusion des documents (après le minitel, les connexions client/serveurs). Nous sommes entrés, depuis quelques années, dans un nouveau cycle dont la première phase (la première « marche » je préfère dire) a été l’interopérabilité des bases de données. En parallèle de cette phase, qui se poursuit, nous devons « ouvrir les données ». Quel curieuse expression ! Simplement, il s’agit d’exposer les données, dans toutes leurs complexités, en utilisant le cadre de la modélisation en RDF. Pour cela, il nous faut apprendre et développer des modèles de données, faire des choix de vocabulaires documentaires afin de décrire l’information contenue dans une page web, un billet de blog, un article, un inventaire de fonds d’archive, un corpus, un thésaurus ou encore une notice de bibliothèque. Pour ouvrir ces données il faut être capable de dire : « tiens ça, c’est le titre et ça là, c’est l’auteur et je te prouve que c’est bien l’auteur car je suis capable de le relier, par un principe ouvert, normalisé et connu de tous, à un référentiel (les auteurs du sudoc par exemple) et à une forme de vocabulaire (du mods, du dublin core simple, etc.) » : les documentalistes savent très bien faire cela. Ainsi, ouvrir ses données – participer à la construction du web de données – cela revient donc à structurer de l’information avec des règles communes, valables pour tout le monde du web et où donc l’implicite n’est pas le bienvenu. Ouvrir ses données au monde c’est donc vouloir diffuser les données et par uniquement les documents et surtout dire quel choix j’ai fais pour structurer l’information. Les documentalistes font (devraient) s’y régaler.

Avec l’aide de Got, je vais présenter un exemple simple. Il est possible d’exprimer selon RDF des données structurées dans une page web écrite en HTML : il s’agit de la syntaxe RDFa (pour Resource Description Framework – in – attributes). RDFa permet donc d’utiliser la mécanique du RDF tout en utilisant comme support les balises HTML.

Je prends comme exemple, très simple, une photographie et sa notice venant de MédiHAL, l’archive ouverte de photographies scientifiques que j’ai co-créé et qui est développée par le CCSD et le CN2SV. Au travers de cet exemple, je souhaite montrer qu’il ne s’agit pas que de techniques documentaires, ou que de questions informatiques, ou encore que de questions d’édition : non, il s’agit de tous cela en même temps. Ainsi, construire le web de données c’est avant tout réunir plusieurs compétences et métiers pour envisager toutes les aspects.

La consultation avec un simple navigateur web de la notice exemple ne révèle pas la présence d’une structuration de l’information selon les principes RDF et pourtant, si l’on regarde le code source, il y a une structuration, des vocabulaires RDF et des étiquettes structurant l’information. Ainsi, dans un premier temps, il faut dire que cette page contiendra du RDFa : j’ai modifié le doctype XHTML. Il est remplaçé par un doctype XHTML+RDFa :

<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML+RDFa 1.0//EN" "http://www.w3.org/MarkUp/DTD/xhtml-rdfa-1.dtd">

Notez ensuite la présence de plusieurs vocabulaires documentaires qui vont nous permettre de structurer l’information :

<html xml:lang="fr" version="XHTML+RDFa 1.0" xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:foaf="http://xmlns.com/foaf/0.1/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:cc="http://creativecommons.org/ns#" xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/" xmlns:rdfs="http://www.w3.org/2000/01/rdf-schema#" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:xsd="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#">

Pourquoi ? Puisque nous allons structurer les données contenues dans cette page web, il nous faut dire « ça, c’est le titre » : il s’agit de mettre une « étiquette » à une chaine de caractère du titre. Il nous faut construire des triplets RDF qui, par l’utilisation de prédicats (verbe), relient l’étiquette (l’objet) à la chaine de caractère du titre (sujet). Puisque nous devons dire à quel vocabulaire nous faisons référence pour dire « c’est le titre », nous les déclarons en entête. Vous reconnaitrez sans doute « dc » pour le dublin core simple (dublin core elements set ou dces), « dcterms » pour le dublin core terms, « cc » pour signaler la présence de données sous licence creative commons, « geo » pour la géolocalisation GPS, « foaf » pour décrire le document qui est ici une notice MédiHAL, etc. Ainsi je déclare là l’ensemble des vocabulaires documentaires que je vais utiliser ensuite et j’en donne la référence en ligne : http://purl.org/dc/elements/1.1/ pour le dublin core simple. Ces référentiels sont eux-même décrits et structurés en RDF : ils sont utilisés par tous et sont donc le point de référence, la norme.

Je trouve ensuite le début de ma notice, qui est matérialisée par une balise <div>  :

<div typeof="foaf:Image" about="http://medihal.archives-ouvertes.fr/medihal-00501617">

Dans cette balise (fermante à la fin de ma notice), j’y mentionne que ce qui sera dans la balise <div> est une notice d’une image et que l’URL présente dans l’attribut « about » sera l’objet auquel se rapporte les informations que je vais structurer (donc ici, un conteneur, une notice, d’une image). Les informations décrites par la suite se rapportent à cette notice (rôle du « about »), ce conteneur, accessible à cette URL. Ma données est complexe, elle est composés d’une image (qui a plusieurs représentations : plusieurs vignettes, l’image déposée, etc.) et des métadonnées, voir des commentaires (publics, privés). Pour décrire ce conteneur, j’utilise le vocabulaire foaf qui permet de décrire des ressources, des personnes ou des institutions et je vais utiliser l’élément foaf:Image. Pour la syntaxe, je vous invite à lire ce billet de Got qui présente très en détail et très clairement la syntaxe des CURIEs (ou Compact URIs) dans le monde RDF.

Dans ce <div>, je vais pouvoir structurer l’information contenue dans la données en utilisant, dans cet exemple, la balise <span> ainsi que quelques attributs : « property » pour caractériser l’information avec un vocabulaire, « rel » pour relier de l’information directement au conteneur. Ainsi pour le titre de l’image, je vais utiliser le dublin core simple (dces), nous aurons :

<span property="dc:title">Madagascar : Vallée de l'Onive aux environs de Tsinjoarivo</span>

Pour l’image en jpg présentée dans la notice (qui est l’une des représentations possibles de l’image) :

<span rel="foaf:thumbnail" about="http://medihal.archives-ouvertes.fr/medihal-00501617">
<img title="Madagascar..." id="thumb320" src="http://medihal.archives-ouvertes.fr/docs/00/50/16/17/archives/thumb320.jpg" border="0" /></span>

Là, nous caractérisons que le contenu de <img/>, c’est à dire une image en 320 pixels, est l’une des versions de l’image de la notice représentée par «  http://medihal.archives-ouvertes.fr/medihal-00501617 » : il s’agit d’une vignette de l’image d’ou « foaf:thumbnail ». Dans ce cas, il possible d’implémenter les attributs rel et about dans la balise <img>. Je l’ai mis dans un <span> pour plus de clarté. Notez que j’ai répéré dans ce <span> l’attribut « about », je n’y suis pas obligé, il est déjà signalé dans la balise <span> « mère ». Ce <span> structurant une version de l’image (une vignette de 320px de coté), j’ai préféré ré-indiquer ce « about » afin que vous compreniez bien que foaf:thumbnail (vignette) désigne une vignette de l’image déposée et dont l’URI est http://medihal.archives-ouvertes.fr/medihal-00501617.

Pour la légende, je vais utiliser le vocabulaire dublin core terms, le plus riche des dublin core avec l’étiquette dc:abstract (pour résumé) :

<span property="dcterms:abstract">Paysage rural de collines à proximité de Tsinjoarivo ; Au premier plan le bord de la terrasse de la vallée de l'Onive ; A l'arrière-plan, cultures en terrasse avec des rizières en escaliers, irriguées par un affluent du fleuve</span>

Je pourrais aussi, plus simplement mais en introduisant un peu d’implicite, utiliser dces avec l’étiquette dc:description :

<span property="dc:description">Paysage rural de collines à proximité de Tsinjoarivo ; Au premier plan le bord de la terrasse de la vallée de l'Onive ; A l'arrière-plan, cultures en terrasse avec des rizières en escaliers, irriguées par un affluent du fleuve</span>

Pour exprimer les mots clés, je vais utiliser une nouvelle fois le dces :

<span property="dc:subject"><a href="[lien vers mes mots-clés]">Madagascar</a></span>

Il est possibilité là aussi d’être plus riche, en reliant mon mot-clés à un référentiel (thésaurus par exemple) en utilisant les vocabulaires sioc et skos pour exprimer des concepts et les liaisons :

<span rel="sioc:topic" href="http://dbpedia.org/resource/Madagascar">
<span instanceof="skos:concept" about="http://dbpedia.org/resource/Madagascar">

   <span property="dc:subject"><a href="[lien vers mes mots-clés]">Madagascar</a></span>

 </span>
</span>

Pour la géolocalisation de mon image, je vais utiliser le dublin core terms avec l’étiquette « spacial », qui va me permettre de relier mon conteneur (foaf:Image) à des valeurs de latitude et de longitude. Ainsi, j’exprime dans dcterms:spatial une latitude et une longitude issues d’un GPS ou d’une géolocalisation en spécifiant que je fais référence au vocabulaire WGS validé par le W3C (geo:lat et geo:long).

<span rel="dcterms:spatial">
<span property="geo:lat" content="-19.644527589975"></span>
<span property="geo:long" content="47.709846500067"></span>
</span>

Je me limite ici à quelques éléments de cette image (en prenant du DC simple pour être pédagogique), il est possible d’aller plus loin dans la structuration (en utilisant du DC terms ou d’autres vocalulaires).

Conclusion

Le web de données est une méthode qui consiste à utiliser le web comme un espace ou les données sont structurées : c’est à dire que l’information d’un document (pdf, jpg, txt, etc.) est cartographiée, repérée, signalée et reliée à des vocabulaires, accessibles eux-même sur le web et dont la structuration est connue et explicitée. C’est un formidable enjeux pour les documentalistes, les bibliothèques et les ingénieurs et techniciens en digital humanities qui construisent des corpus scientifiques et les diffusent en ligne. Le RDFa est l’une des techniques, l’une des mécaniques possible et elle est relativement simple à comprendre car elle s’inscrit dans une évolution naturelle des choses : une sémantisation de la page web via le code HTML. Il s’agit d’une révolution mais qui s’appuie sur des éléments que tout les professionnels de l’IST peuvent maitriser. J’ai toujours pensé et dit que l’OAI-PMH était (est) la première marche vers le web de données, je pense qu’RDFa est la deuxième, du moins c’est un pont très simple pour mieux comprendre RDF et les techniques du web de données.

Stéphane.

Liens utiles pour aller plus loin :

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén